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Stéréotypes de genre

Publié dans Dossiers de lecture

Pour commencer nous allons tenter de comprendre la différence entre le sexe et le genre de l’enfant ainsi que la conséquence de cela sur leur rapport au monde. Puis nous tenterons de développer le concept de socialisation et celui de stéréotypes pour comprendre leurs effets sur l’image des sexes de l’enfant et par là, leurs comportements, façon de penser mais aussi leurs réactions par rapport au sexe opposé.

Tout d’abord, il est important de différentier le « sexe » du « genre ». En effet, le premier, le sexe se rapporte à des catégories biologiques de mâle et de femelle, tandis que le second, le genre se rapporte à des catégories plus problématiques de masculin et de féminin selon Maccoby en 1988 ou Bem en 1989.
Le sexe est donc fixé à la naissance, mais les sexe-rôles de genre doivent être acquis.
 
Si l’on devait employer d’autres mots que ceux de sexe et de genre, nous parlerions alors d’identité sexuée qui correspond au sexe biologique et d’identité sexuelle qui renvoie à l’élaboration psychique que l’enfant fait à partir de son propre sexe anatomique. Nous développerons plus tard les différentes étapes par lesquelles l’enfant passe pour arriver à son identité sexuelle.

Les enfants apprennent très tôt ce que signifie être un garçon ou une fille dans notre société par une myriade d'activités, d'occasions, d'encouragements, de découragements, de suggestions, de comportements manifestes, de comportements secrets, et de diverses formes de conseils, les enfants éprouvent le processus de socialisation de Rôle de genre.
Blos en 1988 différencie deux niveaux. D'une part, il y a l'identité du genre (maleness) qui permet à l'enfant de se dire d'emblée garçon et qui apparaît très tôt, vers la seconde moitié de la deuxième année. D'autre part, on retrouve l'identité sexuelle (masculinity) qu'il définit comme un système endogène de comportements, d'attitudes, de symbolisations et de significations qui se développent avec la maturation sexuelle et la réorganisation psychique à l'adolescence.

ImageTandis qu'il est difficile de trouver une signification définitive pour le terme « socialisation », les éducateurs, les sociologues, les psychologues, ont offert  diverses interprétations de ce qu'est la socialisation. En 1978, Chafetz décrit la socialisation comme le "processus par lequel un individu devient une créature de la société". "le processus par lequel l'individu soit converti en personne" est la position adoptée par Hargreaves et Colley en 1986.
La socialisation dans son sens le plus large permet de présenter aux enfants des valeurs sociales, ainsi que des exemples de comportement et de rôles socialement acceptables en fonction de leur sexe.

Cette socialisation par rapport aux sexes des enfants mène à la formation de stéréotypes sur ce que doit être une femme et ce que doit être un homme.

Les stéréotypes, en psychologie sociale, signifient des croyances, ou représentations rigides et simplificatrices, généralement partagées par un groupe plus ou moins large et éventuellement par les membres d’une société entière comme on suppose être le cas pour les stéréotypes masculins et féminins. Le dictionnaire de psychologie d’Henri Piéron remis à jour par Roland Doron et Françoise Parot rajoute que le stéréotype relève souvent du préjugé, il est caricatural et unificateur, les traits attribués étant isolés d’un complexe de traits et les différences et nuances étant ignorées.

Le concept de construction des identités, avec la psychologie génétique et les travaux de Jean Piaget  se définit de la façon suivante: " la construction des identités, par la transmission des conduites sociales et l’organisation des représentations mentales, est un processus à la fois cognitif, affectif et expressif. Par l’intermédiaire du langage, l’individu assimile et s’approprie les systèmes de règles, de valeurs, de signes qui lui permettent de communiquer avec ses semblables, de s’identifier ou de se différencier, de marquer son appartenance à des groupes ou d’en rejeter d’autres."
Selon Piaget (1965), chaque comportement et pensée se produit pour permettre à un individu de s'adapter à l'environnement des manières de plus en plus satisfaisantes. Une composante clé de théorie développementale cognitive porte sur la façon dont les enfants comprennent et classent le monde par catégorie autour de lui (Hargreaves et Colley, 1986).

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