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La Croyance en un Monde Juste Suggérer par mail

monde.png La croyance en un monde juste est bien présente dans la société.
Le monde ne serait pas aléatoire, imprévisible et désordonné. 

Il y aurait une logique, une cohérence et cela traduit le besoin de contrôle des individus.

Le principe de la cohérence est la Justice. En d'autres termes: 
« Chacun reçoit ce qu’il mérite et mérite ce qui lui arrive »

Pour calculer le score CMJ chez les Sujets, Lerner a crée une échelle appropriée reprise par d'autres auteurs.

Face à des cas de  victimes innocentes (maladie grave, inégalités sociales...), les personnes ont besoin de développer des stratégies visant à restaurer la consonance.

  • Tout faire pour aider la victime et compenser le préjudice subit. Cela revient à « annuler l’état de victime ».
  • Punir le fautif quand il existe afin de réhabiliter la victime. Cela renvoie à la logique juridique.
  • Penser que cette injustice est provisoire, voir même qu’elle prépare à un bonheur ultérieur. Cela renvoie davantage à une logique religieuse.

L’auteur précise qu’il n’est pas toujours possible de mettre en œuvre ces stratégies qui peuvent être inopérantes dans certaines situations.

Ainsi, le maintien de la croyance passe par un blâme de la victime qui peut être considérée comme une autre stratégie.

Le blâme de la victime :

  • Comme blâme comportemental : La victime est dévaluée par rapport à ce qu’elle a ou n’a pas fait.
  • Comme blâme moral : La victime est dévaluée sur ce qu’elle est.

En général, le blâme moral n’est invoqué que lors que la responsabilité comportementale est impossible à établir.

Lerner travaille sur une idée sensible dans notre société qui est celle de l’idéal de l’autonomie: une personne responsable de ses actes.
Un sens positif est en effet celui de l’autonomie mais un autre sens, négatif cette fois, est celui de la faute, du coupable.

Pour l’auteur, une pédagogie de l’autonomisation et de la responsabilisation induit le risque du blâme à la victime en cas d’échec.

Exemple : Situation de viol
Dans ce cas, la CMJ peut fonctionner ainsi : «Une femme a d’autant plus de chance d’être violée qu’elle est attractive ».
Quand on présente à des sujets des cas de femmes violées peu attractives, elles vont être jugées plus responsables que les femmes attractives.

Voir une expérience sur la CMJ et l'imputation de responsabilité

 
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