| Théorie de l'engagement et de la dissonance |
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La conception mentaliste: (présente dès le début de la psychologie) Elle consiste à expliquer les comportements par les cognitions (les pensées). Elle pourrait rapidement se résumer par « Je fais ce que je pense ». La conception matérialiste: Elle est plus récente et consiste à expliquer les cognitions (pensées) par les comportements ou pratiques. Ce qui revient à « je pense ce que je fais ». On parle aussi de théorie de la rationalisation dans le sens où l’on cherche à rationaliser ses actes pour expliquer ses conduites d’une part, mais surtout pour éviter, ce que les auteurs appellent, l’état de Dissonance cognitive. « On ne chante pas parce qu'on est heureux, mais on est heureux parce qu'on chante.» Alain C’est de cette seconde conception que va naître la théorie de l’Engagement ou théorie de la manipulation vers les années 1970 avec Kiesler.
Il considère l’engagement comme « le lien qui existe entre un individu et ses actes. » Les diverses expériences sur ce thème montrent comment les auteurs manipulent cette variable (l’engagement). En effet il existe 5 facteurs permettant de moduler la force du lien qui existe entre la personne et ce qu'elle fait. Pour engager un sujet, les auteurs utilisent différentes techniques :
La vidéo qui suit est un extrait de Jean-Léon Beauvois qui s'exprime dans le cadre d'une conférence débat "Travailler + pour stresser +" à Chambéry le 10 avril 2008. Il reprend le concept de soumission librement consentie: En résumé, l’engagement d’un individu dans un acte correspond au degré auquel il peut être assimilé à cet acte. Théorie de la dissonance cognitive : On doit cette théorie à un chercheur américain du nom de Festinger. Il définit la dissonance cognitive comme "un état de tension désagréable du à la présence simultanée de deux cognitions (idées, opinions, comportements) psychologiquement inconsistantes". Le postulat de base est que les individus aspirent à éliminer les faits de pensée ou les faits comportementaux, présents en eux, qui sont contradictoires. En s'appuyant sur la théorie de la consistance et sur la théorie de la rationalisation des conduites, Les chercheurs étudient comment les personnes tentent de réduire cette dissonance en changeant d'opinion par exemple. En présence d’éléments contradictoires dans la pensée : attitudes ≠ comportements, les individus se trouvent dans un état de malaise, de tension. Ils vont donc devoir mettre en place des stratégies permettant de réduire la dissonance. Comment réduire la dissonance cognitive ? On peut adopter les stratégies de rationalisation :
Modification d’un des éléments dissonants :
Illustration vidéo: "l'effet d'une procédure d'engagement": Le billet perdu L'expérimentation montrée dans ce film reprend le principe de celle effectuée par Robert-Vincent Joule en 2002, à Aix-en-Provence. |
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